De la recherche sur l’hydrogène à une coopération européenne : mobilité doctorale à Montanuniversität Leoben (Autriche)

Dans le cadre de l’alliance européenne EURECA-PRO, l’Université de Lorraine encourage la mobilité de ses doctorantes et doctorants afin de renforcer leur formation, leurs collaborations scientifiques et leur ouverture internationale. Jose-Carlos Martinez-Rosales – doctorant de l’équipe Systèmes électrochimiques pour l’hydrogène, revient sur sa mobilité à la Montanuniversität Leoben (Autriche), une expérience qui lui a permis d’enrichir sa recherche sur l’hydrogène, de découvrir de nouvelles approches pédagogiques et de partager une expérience internationale avec d’autres jeunes chercheurs engagés dans les enjeux de la transition énergétique et du développement durable.

Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir une mobilité au sein de l’alliance EURECA-PRO, et pourquoi ce partenaire en particulier ?

Jose : Aujourd’hui je suis en troisième année de mon doctorat en énergie et mécanique, et je suis ravi de pouvoir raconter ma mobilité en Autriche où j’ai été chaleureusement accueilli par l’université Montanuniversität Leoben pendant une semaine. Je finissais ma première année de doctorat quand j’ai pris connaissance de la PhD Journey proposée par EURECA-PRO grâce aux emails transmis par la direction du laboratoire où je travaille et après en avoir discuté avec mes collègues. Tout d’abord j’étais attiré par le programme proposé par le partenaire à Leoben. Parmi les sujets traités il y en avait sur l’utilisation du carbone et de l’hydrogène, sujets qui m’intéressent fortement et dans lesquels j’effectue ma recherche. L’opportunité de visiter un autre pays et des laboratoires à l’étranger, apprendre sur la soutenabilité en général, et l’idée de partager un moment convivial avec d’autres jeunes chercheurs comme moi, ont fini pour me convaincre à préparer ma candidature.

Heureusement j’ai été accepté pour cette mobilité, et le soutien en matières pratiques et financières que j’ai reçu de l’Université de Lorraine fut incroyable et je reste très reconnaissant. En plus, j’ai pu faire valider cette mobilité en tant que formation chez mon école doctorale ce qui me sert à compléter les crédits nécessaires pour compléter mon doctorat.

En quoi votre mobilité a-t-elle enrichi votre enseignement, votre recherche ou votre pratique professionnelle ?

Jose : Dans mon quotidien je fais des expériences pour évaluer des matériaux innovants au sein de mon équipe de recherche. Or, j’exécute les mêmes méthodes toujours et cela risque de devenir ennuyant et répétitif. Faire une mobilité dans un autre pays et changer d’ambiance, peut être l’occasion parfaite pour prendre du recul : Les cours en soutenabilité, alignés avec l’Objectif de Développement Durable numéro 12, nous ont permis de comprendre que ce qu’on a aujourd’hui comme connaissances générales, n’est que le résultat d’un long processus, qui avait commencé quand on s’est finalement rendu compte qu’il faut agir sur l’environnement pour pouvoir soutenir nos besoins. Ce processus a été porté par de grands scientifiques jusqu’à nos jours, et aujourd’hui c’est nous qui serons chargés de le porter à notre tour.

En plus, pour moi qui effectue une recherche sur une technologie de production d’hydrogène, les cours et les visites dans les laboratoires ont été pertinents et très illustrants. C’était intéressant de voir par exemple que vu l’histoire de l’université en mines et métallurgie, ils aient décidé d’explorer la production d’hydrogène par la pyrolyse du méthane, méthode qui emploient des procédés qui ressemblent à ceux utilisés en métallurgie.

Des cours en sensibilisation à l’entrepreneuriat, culture et langue allemande, parmi d’autres, ont été complémentaires et ont bien enrichi cette belle expérience.

Quelles idées, méthodes ou bonnes pratiques avez-vous pu rapporter dans votre établissement et  quelles opportunités de collaboration future voyez-vous émerger suite à cette mobilité ?

Jose : En tant qu’étudiant et débutant en enseignement, c’est génial d’être exposé à un environnement différent d’apprentissage. Nos responsables à Leoben (un chaleureux merci à Volkmar et Denise) ont pu coordonner notre séjour et apprentissage grâce à des outils pédagogiques comme Padlet, et lors de nos cours, les enseignants ont utilisé une multitude de méthodes d’enseignement y compris des activités collaboratives et travail d’équipe.

Une chose qui devient évidente une fois là-bas c’est que la maitrise de l’anglais est importante pour pouvoir profiter de cette mobilité, et pour collaborer à l’international. Je voudrais rappeler qu’on faisait partie d’un groupe divers qui réunissait des thésards provenant de différents pays de l’Union Européenne aussi comme du reste du monde, et qu’on était tous accueillis dans un pays où presque personne en parlait sa langue. Moi heureusement je maitrise bien l’anglais et je venais de passer une expérience similaire pendant mon master ; cependant, l’expérience est ouverte à tous, et je voudrais inviter ceux qui aimeraient perfectionner leur anglais et vivre une expérience unique de formation à l’étranger à y participer.

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